Cette mise à jour pratique a pour but de faire découvrir un sport moins connu et de donner des recommandations nutritionnelles pour les sports combinés, c’est-à-dire les sports dans lesquels plusieurs disciplines sont présentes. Les athlètes des sports combinés doivent d’une part s’entraîner régulièrement dans toutes les disciplines, ce qui représente rapidement un volume d’entraînement élevé. D’autre part, les caractéristiques des disciplines peuvent être très différentes, ce qui peut également être exigeant en ce qui concerne l’alimentation.
Le pentathlon moderne :
Dans l’Antiquité déjà (de 708 av. J.-C. à 394 apr. J.-C.), il existait un pentathlon. Celui-ci comprenait le lancer du disque, le saut en longueur, le lancer du javelot, la course à pied et la lutte. Il a fallu attendre plus de 1500 ans, c’est-à-dire jusqu’en 1912, pour qu’un nouveau pentathlon moderne soit intégré au programme olympique. L’objectif était alors de lutter contre la spécialisation toujours plus grande des athlètes. A l’origine, le pentathlon moderne comprenait l’escrime, la natation, la course à pied, le tir et l’équitation. Ce dernier a été remplacé en 2024 par une course d’obstacles (obstacle). Le tir et la course sont combinés en compétition, comme en biathlon (laser run).
Tu trouveras des informations détaillées sur les disciplines sous : https://www.pentathlonsuisse.ch/fr/pentathlon-moderne/disciplines
Les exigences du pentathlon moderne varient fortement d’une discipline à l’autre et englobent la force, l’endurance, la vitesse, la mobilité, la technique, l’équilibre, la capacité de réaction, la tactique et la force mentale. C’est pourquoi il n’existe pas de morphologie idéale et le poids corporel n’est pas non plus un facteur décisif. Les athlètes d’élite s’entraînent dans deux à quatre disciplines par jour, ce qui représente en moyenne 20 à 25 heures d’entraînement par semaine. Un entraînement d’escrime dure environ deux heures, un entraînement de natation une heure et une séance de course à pied 40 à 80 minutes. Le tir est effectué soit individuellement (tir de précision), soit sous forme de laser run. A cela s’ajoutent les entraînements Obstacle et Force.
En compétition, les cinq disciplines sont disputées en l’espace de deux heures, dans l’ordre suivant : obstacle (longueur env. 70 m, durée 25-35 s), escrime (un combat dure soit 1 min, soit jusqu’à ce que 5 coups aient été portés), natation (200 m, M 2:00 min, F 2:20 min), laser-Run (5×600 m de course combinée à quatre tirs, durée env. M 9:30-11 min, F 11-12:30 min).
Points forts de l’alimentation pour l’entraînement au quotidien :
1) Couvrir les besoins énergétiques
L’entraînement de cinq disciplines différentes se traduit par un volume d’entraînement élevé et donc par des besoins énergétiques importants. Si ceux-ci ne sont pas couverts, il y a un risque de faible disponibilité énergétique et/ou de déficit énergétique relatif dans le sport (REDs).
2) Veiller à un apport régulier en glucides
En raison du volume d’entraînement élevé et des nombreux efforts anaérobies, la recommandation en matière de glucides est de 6 à 10 grammes par kilogramme de poids corporel, voire de 10 à 12 grammes par kilogramme de poids corporel pendant les phases d’entraînement particulièrement rigoureuses ou pour la préparation aux compétitions. Pour y parvenir, des repas principaux riches en glucides et plusieurs collations sont nécessaires. Les efforts d’endurance, les intervalles ou les longues séances d’entraînement doivent être couverts par des boissons sportives, des gels, des barres énergétiques ou d’autres sources de glucides bien tolérées.
3) Rester concentré
Pour les entraînements de tir de précision notamment, il convient d’éviter les fortes variations de la glycémie afin de pouvoir rester concentré. On y parvient soit en combinant des glucides avec des protéines ou des graisses (p. ex. mini-sandwich, barre d’oléagineux, pain aux bananes), soit en consommant en continu des glucides tels que biberli, barre, gel et boissons sportives pendant l’entraînement.
4) Boire suffisamment
Même si l’on n’a pas forcément soif durant l’entraînement de natation, il faut boire régulièrement. En escrime, les pertes de sueur sont particulièrement importantes en raison du poids et des vêtements peu respirants. Ces pertes doivent être compensées par une quantité suffisante de liquide contenant des électrolytes (p.ex. boissons sportives, bouillon, boissons de réhydratation spécifiques).
5) Accélérer la récupération
Comme 2 à 4 disciplines sont entraînées par jour, il s’agit de reconstituer rapidement les réserves après des unités d’entraînement intensives ou longues afin d’être prêt/e pour l’unité suivante. Pour ce faire, l’idéal est de consommer des liquides, des glucides et des protéines sous forme de collation ou de repas dans un délai de 30 à 60 minutes après chaque entrainement.
6) Tenir compte de la tolérance gastro-intestinale
La question de savoir quels repas ou collations sont bien tolérés est très individuelle. La tolérance digestive est surtout réduite lors d’intensités élevées, mais aussi lors d’entraînements de natation (position horizontale) ou de course à pied (secousses du tractus gastro-intestinal). Manger lentement et bien mâcher peut améliorer la tolérance digestive.
7) La routine permet d’économiser du temps et de l’énergie
Lorsque les journées sont bien remplies, il convient de gérer son temps et son énergie avec parcimonie. En testant différentes variantes, il faut acquérir une routine dans la vie quotidienne, mais aussi en ce qui concerne l’alimentation autour de l’entraînement. Cuisiner des restes ou des menus « express » peut également s’avérer utile.
Traduction: Séverine Chédel
Ecrire un commentaire
You must be logged in to post a comment.