Il y a quelques années une fatigue chronique faisait souvent penser à des réserves insufisantes en fer. Aujourd’hui, l’attention se tourne également vers la vitamine D. En Suisse, on constate dans la population générale, une carence en vitamine D de 20 % en été et de 60 % en hiver. Qu’en est t’il dans le monde du sport ?

La vitamine D est souvent analysée dans les examens médicaux de routine. Il existe plusieurs avis concernant le statut optimal en vitamine D dans la population générale comme dans le sport, on parle cependant souvent d’un taux minimal entre 50 et 80 nmol/L de 25(OH)D (= vitamine D). Une revue a publiée les statuts en vitamine D des athlètes.

Méthode

  • Revue systématique et méta-analyse
  • Critères d’inclusion : âge entre 10 et 40 ans, pas de personnel militaire
  • Carence définie par un sérum 25(OH)D <80 nmol/L

Résultats

  • 23 études avec un total de 2313 athlètes (hommes et femmes)
  • Etudes publiées entre 2008 et 2014, aux USA, Europe, Moyen Orient et Australie
  • 56 % des athlètes (hommes et femmes) étaient carencés avec une grande différence géographiques (de 39 % en Australie à 84 % au Moyen Orient)
  • Le risque de carence était
    • 85 % plus élevé en hiver (qu’en été/au printemps)
    • 19 % plus élévé pour les sports d’intérieur (cf. Sports de plein air)
    • 85 % plus élevé à une latitude de >40 ° (env. au nord de Naples en Italie)

Commentaires

Une carence en vitamine D est souvent présente également dans le sport. Cela est en lien principalement avec la limite ancienne inférieure de 30 nmol/L qui a été augmenté de manière importante et se situe aujourd’hui entre 50 et 120 nmol/L (75 nmol/L est souvent utilisé comme limite). Mais jusqu’à quel point une carence selon les critères actuels aussi avec une capacité de performance plus importante ou une plus grande fatigue et les risques accru de blessure associés, ne peut être determiné avec certitude.

Pour l’application pratique : celui qui évite complètement le soleil ou se protège toujours avec une crème solaire, aura un statut en vitamine D plus bas.  Si le taux en vitamine D au début de l’automne est proche de 70 nmol/L, il va diminuer de manière importante jusqu’à l’été prochain. Dans de tels cas une augmentation de la production de vitamine D par une exposition au soleil ou une augmentation des apports par le biais de compléments est à réfléchir.

Littérature

Farrokhyar F. et al. (2015): Prevalence of vitamin D inadequacy in athletes: a systematic-review and meta-analysis. Sports Med. 45: 365–378

Traduction : S. Chédel