On se passerait bien des refroidissements. Le seul point positif d’un refroidissement est qu’ils deviennent de moins en moins fréquents avec l‘âge. Y a-t-il des mesures à prendre qui peuvent diminuer leur apparition ou au moins leur ampleur ? 

Si les enfants de moins de deux ans sont touchés par les refroidissements en moyenne six fois par an, les adultes le sont deux à trois fois par an, et les aînés seulement une fois. Les symptômes atteignent leur paroxysme après 1 à 3 jours et durent 7-10 jours et, dans les cas graves, jusqu’à trois semaines. De nouvelles mesures de prévention ou de traitement des refroidissements apparaissent toujours. Mais nous ne savons souvent pas si nous devons y croire ou pas. Dans cette revue d’articles,  les données prouvées ont été rassemblées (1).

Méthode

  • Revue systématique

Résultat

  • L’efficacité de la prévention ou du traitement des refroidissements est souvent modeste et les résultats des études se contredisent souvent
  • La preuve la plus évidente est en faveur de mesures « physiques » (par exemple : lavage des mains) et peut-être pour une supplémentation en zinc chez les adultes

Commentaires

Les refroidissements nous rattrapent toujours tous, tôt ou tard. Dans le milieu sportif, cela signifie souvent, que pour plusieurs jours, l’entraînement sera perturbé. Il est par conséquent compréhensible que toutes les mesures de prévention et de traitement soient essayées. Pour autant qu’il n’y ait pas d’effet secondaire, rien n’empêche un essai. Mais, les données résultantes sont généralement modestes et on ne peut pas réellement encourager une mesure de prévention.

A l’exception des interventions physiques. En rassemblant une septantaine d’études, la meilleure des protections contre une infection menant à l’apparition des symptômes de refroidissement est : la désinfection, le port de gants et de masques ou simplement le lavage des mains. En parallèle, les enfants supplémentés en zinc semblent mieux protégés contre les refroidissements. Par contre, il n’y a pas de raison biologique expliquant l’effet du sulfate de zinc seulement chez les enfants et pas chez les adultes. Pour d’autres mesures, il n’y a que très peu de données. Et pour le traitement, un effet est remarqué avec les sprays nasaux décongestionnants ainsi qu’avec les anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

Il n’y a donc pas de remède miracle contre les refroidissements. Outre éviter le contact avec l’entourage (et nos concitoyens). Mais ce n’est certainement pas une solution. Il reste donc à essayer l’une ou l’autre mesure en espérant y trouver un petit effet à titre individuel.

Littérature

1. Allan GM, Arroll B. Prevention and treatment of the common cold: making sense of the evidence. CMAJ 2014; 186:190–199

Traduction: V. Ducommun